Argumentaire :
Que devient la terre lorsqu’elle cesse d’être un simple support matériel pour redevenir un corps ancestral, une mémoire vivante habitée par les esprits et les morts ? Dans le bassin du Congo, la colonisation puis la ville postcoloniale ont bouleversé ce lien originel entre la terre, la filiation et le sacré, réduisant tour à tour le sol et le corps du colonisé à de simples objets d’appropriation. Pourtant, envers et contre cette dépossession, une théologie de la terre continue de s’énoncer dans le lignage, le rituel et la mémoire funéraire.
À partir d’une lecture croisée de l’anthropologie, de la géographie et de la théologie, Robert E. Ziavoula explore cette corporéité de la terre en Afrique centrale : l’ancestralité spirituelle du Moyo, la diandrie de l’ordre placentaire, l’héritage foncier comme possession jamais figée, puis les mutations de la terre dans la ville — crises foncières, marché parallèle des parcelles, sites sacrés et dynamiques mémorielles de Brazzaville. Au terme de ce parcours se dessine une géographie du salut placentaire, où la terre, la chair et l’héritage se donnent à penser ensemble.
Un essai qui invite à repenser, au-delà du seul droit foncier, ce que la terre africaine continue de dire du corps, de la filiation et du sacré. En effet, « en Afrique centrale, la terre n’est pas un bien, elle est un corps. Le placenta enfoui dans le sol à la naissance scelle une alliance entre un enfant, ses ancêtres et un territoire. »
Informations complémentaires
| Poids | 0,525 kg |
|---|---|
| Dimensions | 22 × 15 × 2,26 cm |
| Date de parution | 21/09/2026 |
| poids (gr) | 525 |
| Code | 000155 |
| Auteur | Robert Edmond Ziavoula |
| Folio | 376 pages |
| Editeur | Paari éditeur |
| Préface | Patrice Yengo |